1. Le concept d’espace

La distance physique dans la relation m’amène d’abord à parler d’espace - car dans la relation, il y a bien interaction dans l’espace -  et à définir ce terme. On pourrait aussi parler du temps et de la distance temporelle dans la relation… Un espace se caractérise par trois attributs fondamentaux : l’échelle (taille de l’espace), le métrique (manière de mesurer l’espace) et la substance (dimension non spatiale des objets spatiaux).

La notion d’espace a beaucoup évolué à travers le temps. Une nouvelle approche moderne, philosophique, relationnelle (puisqu'elle considère que les points trouvent leur réalité en fonction de leurs relations) et relativiste (puisqu'elle ne considère pas l'espace comme une réalité en soi), rend possible une approche « dimensionnelle » : l’espace est l'une des dimensions de la réalité. Ainsi, si une société peut être étudiée en fonction de ses relations économiques, de ses relations sociales, de son histoire, elle peut aussi être étudiée selon la dimension de son espace.

 

  • L’espace est réel : il a des conséquences sur tous les objets, autant que l'économie, l'histoire ou la sociologie.
  • L’espace est relationnel : les positions des objets n’existent pas en soi, mais dépendent de la distance entre les éléments.
  • L’espace n'est pas étudiable en soi : l'espace est une dimension d'appréhension et non un objet étudiable. De la même manière que l'histoire est l'étude du temps dans les relations économiques, les relations sociales, les représentations ou les individus, et qu'étudier le temps, en lui-même, n'a pas de sens en sciences sociales, il est impossible d'étudier l'espace en lui-même. (Cette position est le spatialisme, partagé par certains géographes, qui étudient l'espace comme une chose en soi et le sens commun, qui la plupart du temps ne considère pas l'espace comme une dimension fonctionnelle de la réalité humaine.)

Cette approche « dimensionnelle » tend à remplir de sens la distance qui sépare les objets spatiaux. Nous essayons désormais de comprendre cet espace.

 

L’approche proxémique, en s’intéressant aux sciences humaines et sociales, va, quant à elle, développer les concepts d’espace et de lieux à partir de l’étude des interactions entre les individus. Selon elle, l’espace est le lieu des actions réciproques des individus régis par des règles et des normes. L’espace est un système de positions et de relation de positions.

 

L’anthropologue Edward Hall (voir biographie), explique alors comment l’espace est organisé dans les sociétés humaines selon les facteurs culturels. Cela nous permet de comprendre comment nous nous approprions l’espace, et comment celui-ci nous incite à nous organiser de telle ou telle manière selon les représentations que l’on en a et selon les normes et les règles en vigueurs. En comprenant les pratiques de l’espace et en laissant de côté les visions purement géographiques et fonctionnalistes de l’espace, les penseurs de la proxémie ont ouvert de nouvelles voies dans les recherches sur l’espace et notamment le lien social urbain.

La question majeure que l’on pose est celle de savoir comment l’homme utilise l’espace – plus précisément, l’espace qu’il maintient entre lui et les autres, et celui qu’il construit autour de soi, à la maison ou au bureau. Sa thèse essentielle est que cette façon qu’a l’homme d’utiliser l’espace fait partie des dimensions inconscientes, "cachées ", de notre expérience. (Son ouvrage de référence s’intitule « La dimension cachée », « The hidden dimension », 1966). Le but qu’il se donne est de permettre aux hommes de prendre conscience de cette dimension cachée, afin qu’ils ne soient pas aliénés par elle, qu’ils puissent reprendre possession, éventuellement, de cet espace qui peut les faire souffrir, les "agir " à leur insu. Cette démarche s’inscrit bien dans la démarche de notre groupe, qui tend à redonner du sens et par là même, à rendre la personne consciente d’elle-même et des autres, donc autonome.

 

A propos de la nature de l’espace, il soutient qu’il est un produit culturel. Ainsi veut-il montrer que, tout comme des hommes parlant des langues différentes n’ont pas la même expérience ni la même perception du monde, des hommes vivant dans des cultures différentes "habitent des mondes sensoriels différents ". " Les environnements architecturaux et urbains créés par l’homme nous permettent de découvrir comment les différents peuples font usage de leurs sens ". Hall est anthropologue de formation. Dès lors, son postulat est que l’homme est jusqu’au bout "prisonnier de son organisme biologique ", autant que l’animal. Ainsi, selon les cultures, les individus apprennent dès l’enfance, et sans même le savoir, à éliminer ou à retenir avec attention des types d’éléments très différents pour organiser l’espace et le percevoir . De même, ils apprennent à se servir de certains sens au détriment des autres, et donc, à faire attention à certaines sensations plutôt que d’autres. Ils apprennent à organiser l’espace dans lequel ils vivent d’une certaine façon –celle que leur impose leur propre culture. Une fois acquis, ces modèles perceptifs semblent fixés pour toute la vie. Si on est donc conscient de la dimension cachée de l’espace, on évitera bien des maladresses et bien des conflits dans notre communication avec autrui.

 

Voir la proxémie comparée de différentes cultures

 

 

 

  1. La notion de territoire et d’espace vital.

Existe-t-il un  territoire, un espace vital propre à chacun d’entre nous. Un prolongement de notre propre corps ? Je constate qu’au bureau, je m’approprie un espace : la surface de mon bureau. J’y place des objets personnels, je l’organise à ma manière et je ressens comme une gêne le bouleversement ou la réorganisation de cet espace par une autre personne. Par exemple, au cinéma, les accoudoirs de mon siège délimite un territoire que je marque en mettant les bras sur l’accoudoir. A la bibliothèque, je mets mes deux mains sur ma tête, en œillères. Je m’y sens bien, j’éprouve un sentiment de sécurité…

On sait depuis longtemps que tous les animaux ont un territoire, mais on ignorait encore très récemment que l'homme, lui aussi, en avait un. Un territoire est aussi l'espace que chaque individu reconnaît comme lui appartenant, comme une sorte d'extension de son propre corps : une maison, voire un fauteuil.

 

Définition : L’espace vital est l'espace nécessaire à la survie. Il est physique et/ou psychologique. Il est défini par des normes ou des notions psychologiques. Lorsqu'un animal ou un homme voit son espace vital diminuer au delà d'une certaine valeur apparaissent des problèmes de survie ou de conflit psychologique. Il y a modification des relations et des réactions de deux êtres quand l'un d'eux entre dans l'espace vital d'un autre. Cela peut se concrétiser par l'apparition d'agressivité ou de rejet. Des rapports sociaux qu'entretiennent deux humains, le chevauchement de leurs espaces vitaux sera plus ou moins toléré, accepté ou rejeté.

 

Pour nous, l'espace vital peut se comparer à une « bulle » qui nous envelopperait et dont notre corps serait le centre. Invisible, nous la transportons partout avec nous. Comme le met en lumière l’anthropologue Hall, avec l’intervention des facteurs culturels, plus nous vivons dans des lieux à grande densité de population, plus la dimension de notre bulle sera réduite. Celle du Japonais, vivant dans un pays surpeuplé, lui colle au corps, alors que celle de l'Australien, habitué aux grands espaces, est immense. La « bulle » des Occidentaux peut être considérée comme moyenne. C'est de ce dernier exemple dont nous nous servirons. Les bulles qui entourent les personnes sont le produit principalement de deux facteurs : les capacités perceptives (les sens comme la vue, le toucher, l’ouïe, l’olfaction sont sollicités pour mettre au point des distances adaptées socialement) et la dimension psycho-socio-culturelle de l’individu. Nous reviendrons plus loin sur ces variations, qui permettent de définir certains types de distances dans les groupes et pour tous les individus. Les variations peuvent être très grandes, mais leur organisation globale reste la même. Les bulles s’enroulent dans le même ordre autour de l’individu. L’absence d’une bulle ou sa quasi inexistence est souvent une marque de pathologie de l’intégrité psychique ou corporelle de l’individu.

 

 

  1. Les différents types de distance

 

Comme nous l’avons vu précédemment, le terme de proxémie a principalement été développé par Edward T. Hall. Il s’agit d’une approche etho et ethno-méthodologique des situations de communication. En reprenant différent travaux d’éthologie, basés donc sur l’étude des comportements animaux, Hall constate que dans les relations entre les animaux, ils semblent y avoir des sphères invisibles qui définissent une bulle autour de chaque individu. Il découpe l’espace autour des individus en catégorie de distances : la distance de fuite et la distance critique.

 

 

 

Illustration : Tableau récapitulatif des distances proxémiques chez les animaux


La distance de fuite

L’animal fuit lorsqu’un individu s’approche.

La distance critique

Bulle dans laquelle l’animal est acculé et où il est à portée de son éventuel agresseur. N’ayant plus le choix, plutôt que de fuir il attaque à son tour pour tenter le tout pour le tout.

La distance personnelle

Les individus se côtoient sans changement d’attitude tant qu’aucun des deux n’empiète l’espace de l’autre.

La distance sociale

L’individu perd le contact avec son groupe et se trouve en situation d’anxiété, de détresse psychologique.

 

 

 

Les bulles de l’homme sont au nombre de quatre, nous les résumons et les présentons en nous éloignant du corps de l’individu (voir tableau page suivante).

A quelques exceptions près, la distance de fuite et la distance critique ont été éliminées des réactions humaines. Il reste différentes distances : intime, personnelle, sociale et publique.

L’intensité de la voix donne des informations sur la distance qui sépare deux individus. (chuchotement et cri). Les sentiments réciproques des interlocuteurs jouent un facteur décisif dans la détermination de leur distance.

 

 

Situation

Perceptions

Distance

Intime

Distance réservée au contact intime avec son partenaire amoureux et ses enfants. Toute autre présence constitue une agression de l’intégralité individuelle. Même pour les personnes habilitées, cette zone n’est pas vraiment pratiquée dans les espaces publics

Proche :

Corps à corps, acte sexuel, acte affectif intime (calin, baiser…), bagarre.

Vision parcellaire et déformée.

Olfactive, thermique et musculaire de l’autre.

Possibilité de toucher toutes les parties du corps

Contact

Eloignée :

Intimité, relations familiales (entre enfants et parents) et amoureuses. En dehors de ces cas, cette sphère n’est pas pénétrée dans un espace social public sans stress ou gène.

Distance du secret

Visualisation déformée du visage (à cette distance on louche)

Le contact haptique (toucher de la main) est limité par la longueur des membres.

Perte du contact thermique, mais maintien des contacts olfactifs

15-45cm

Personnelle

Zone limites de non contact physique direct. Elle marque l’affectivité et la proximité quotidienne des individus dans leur vie publique.

Proche :

Contact marquant l’intimité et l’affectivité des personnes en public.

Distance de la confidence.

Limites des contacts kinesthésiques par extension des membres.

Vision visuelle à sa netteté maximum permettant de distinguer détails et texture du visage.

45-75cm

Lointaine :

C’est la distance des discussions personnelles entre amis. Quelqu’un hors champ peu entendre mais en faisant un effort

Au-delà du toucher bras tendu d’un seul individu jusqu’au toucher bras tendu entre deux individu.

L’ouïe ne perçoit plus les chuchotement mais les voix modérée.

Le champ de vision ouvert avec plus ou moins de netteté sur tout un corps assis.

75-125cm

Sociale

Relations interpersonnelles directes. Au delà de tout contact physique directe, jusqu’au limite de portée de la voix sans effort.

Proche :

Relations interpersonnelles être personnes se connaissant et se côtoyant sur un projet commun (Travail, réunion informelle…)

Vision de pratiquement tout le corps.

La voix porte et est entendue sans effort.

Il n’y a plus de contact physique directe.

1,25-2,10m

Lointaine :

Relations interpersonnelles formalisées (entretiens…). Les positions sont définit par une culture des règles sociales (Rapports hiérarchiques…).

Le contact visuel maintient la permanence du contact.

2,10-3,60m

Publique

La prise de parole est hiérarchisé. Les intervenants ont un statut d’orateur face à un public.

Proche :

Le sujet a la possibilité de fuir. Mise en place d’un discours oratoire avec effet de voix et choix syntaxiques.

La voix doit commencer à être soutenue.

Perte de la précision des contacts visuels. C’est la posture qui commence à témoigner du lien

Perte de l’impression de profondeur

3,60-7,50m

Lointaine :

Distance oratoire. Position entre un orateur et une audience, un public. Forte implication des prises de parole dans un dispositif fortement hiérarchisée (meeting, distance avec les grandes personnalités)

La vision fond le détail dans un décor aplani.

Le corps et la voix ne sont perçu par l’auditoire par exagérations des intonations et des gestes.

Théâtralité des postures et de l’élocution.

Au delà de 7,50m

Les distances chez l’homme d’après le chapitre du même nom in " La dimension cachée " (Edward T HALL) [30]

 

 

 

 

1.    Les rituels d’interaction

 

Un exemple pour commencer. Celui des grèves dans les transports en commun, que nous avons pu expérimenter récemment. Nous voyons des gens qui ne se connaissent pas et qui pourtant sont pressés comme des sardines en boîte, la distance qui les sépare se mesure en quelques centimètres… Et même si on peut apercevoir une certaine agressivité sur le visage de certains, la plupart restent poliment impavides. En fait nous obéissons à une sorte de règlement tacite en vigueur. Partout où il y a surpopulation (bus, métro, ascenseur, salle de concert…), nous transformons radicalement l'attitude qui serait la nôtre dans des circonstances normales. Nous appliquons un rite d’interaction.

 

De la même manière, un « rituel » s'offre à nous lorsque nous asseyons sur un banc public, dans une salle de cinéma ou de concert : prendre place au milieu d'un rang de fauteuils, à une place ou deux d'une autre personne. Ce sont des comportements qui nous sont tout à fait naturels, des rites automatiques : faire le choix du juste milieu pour ne pas offenser les autres, ni trop près, ni trop loin.

 

 

 

Le sociologue américain Erving Goffman (voir biographie) montre que les actions individuelles dans un espace donné ne sont qu’une métaphore théâtrale. Chaque individu serait un comédien qui joue un rôle précis conforme à l’espace dans lequel il se trouve et conforme aux attentes des autres personnes en présence. Ce jeu permet de ne pas perdre la face et de ne pas la faire perdre aux autres. Cela permet d’éviter les malaises et les conflits.

 

Quand on se retrouve seul dans un lieu privé, on ne joue plus de rôle pour rentrer dans les coulisses où l’on se détend. Selon Goffman, on peut jouer plusieurs rôles différents en fonction des personnes et des espaces fréquentés. Il n’y aurait donc pas un « moi » mais plusieurs « moi » pour chaque individu. L’espace serait donc non seulement un cadre matériel mais également porteur de significations pour les individus qui y sont en interaction. Il explique que chaque individu fait un travail de figuration. En outre, il montre qu’il existe des rituels à chaque espace. Dans les espaces publics il existe un langage commun dans l’exposition aux autres, pour et par les autres. Il met aussi en relation l’intimité et l’espace public, avec les autres. Il montre que l’un de ces rituels, celui de l’évitement est fréquent afin de ne pas violer l’intimité d’autrui : espace public et intimité ne sont donc pas incompatible.

 

 

 

Goffman, dans La présentation de soi, envisage la vie sociale comme une scène (région où se déroule la représentation), avec ses acteurs, son public et ses coulisses (l'espace où les acteurs peuvent contredire l'impression donnée dans la représentation). Il nomme façade différents éléments avec lesquels l'acteur peut jouer, tel le décor, mais aussi la façade personnelle (signes distinctifs, statut, habits, mimiques, sexe, gestes, etc.). Les acteurs se mettent en scène, offrant à leur public l'image qu'ils se donnent. Ils peuvent avoir plusieurs rôles, sans qu'il y en ait un plus vrai que l'autre, et prendre leur distance vis-à-vis d'eux, jouant sur la dose de respect à la règle qu'il juge nécessaire ou adéquat.

 

Les acteurs en représentation construisent une définition commune de la situation. Une fausse note est une rupture dans cette définition, suite à une gaffe ou un impair commis par un ou plusieurs acteurs. Cela produit une représentation contradictoire, une remise en question de la réalité commune, causant un malaise général. Pour éviter ces impairs, des techniques de protection, aussi appelé tact, sont mises en œuvre, comme les échanges réparateurs telles les excuses ritualisées, les aveuglements par délicatesse, etc…

 

Un individu est dit stigmatisé lorsqu'il présente un attribut qui le disqualifie lors de ses interactions avec autrui. Cet attribut constitue un écart par rapport aux attentes normatives des autres à propos de son identité. Chaque individu est plus ou moins stigmatisé en fonction des circonstances, mais certains le sont plus que d'autres. Les stigmates sont nombreux et variés : parmi eux, le passé des individus, les handicaps, les tares de caractère, l'homosexualité, l'appartenance à un groupe donné, etc. L'acteur va donc tout mettre en œuvre afin de cacher ce stigmate ou en tout cas d'éviter qu'il ne constitue un malaise chez son public

 

 

 

 

 

 

 

Cette première étude sur la distance physique, axée surtout sur des travaux d’ordres sociologique et anthropologique nous montre qu’il n'y a pas de "bonne distance" absolue. Elle va dépendre des deux personnes qui sont en présence, de leurs interactions. C'est une recherche de tous les instants car "cette bonne distance" n'est pas fixe dans le temps. Elle va se faire par "essai et erreur", ou par "approximations successives", dans une optique de relation « en construction », vivante, évoluant à chaque instant.

 

Cette réflexion nécessite d’être attentif aux signaux émis par l’autre personne en présence, dans une logique d’adaptation et de compromis avec mes propres désirs (de proximité ou de distance, d’amour ou d’agressivité…) vis-à-vis de l’autre. Car la distance physique est bien souvent le reflet de ma distance psychique (sur laquelle nous reviendrons évidemment). D’où cette seconde prise de conscience : puis-je être autonome ? En quoi je m’identifie à l’autre ?

 

En effet, si je suis indépendant d’une personne, je n’ai donc pas peur de me rapprocher d’elle, cela ne me mettra pas en danger, et de même, si elle s’éloigne de moi (physiquement), cela n’entraînera pas forcément une rupture avec elle. Or, je peux aussi refuser toute distance et m’identifier à l’autre, les peurs et les désirs qu’elle engendre en moi me rappellent ce que j’ai vécu. Autrement dit, on pourra être d'autant plus proche d'un individu que l'on se sentira (sera) plus distinct, séparé de lui. La « bonne distance » n'est pas, en définitive, une question de marques particulières (tutoiement, toucher physique etc...), c'est une question d'état d'esprit qui respecte la différence de l’autre et tout ce que cela entraîne comme attitudes.

 

Enfin, le sociologue Michel Bernard, spécialiste des sciences de l’éducation, propose de synthétiser les multiples facettes de la distance en une définition à deux axes :

 

-          un premier axe qu'il appelle axe des situations : la distance peut être imposée par des contraintes extérieures donc à surmonter, mais elle peut aussi être choisie, elle prendra alors une valeur positive ;

 

-          un second axe, dit axe des significations : la distance prendra une valeur différente selon les situations et l'on oscillera entre une distance qui prendra le sens de "séparation" (quand on se met à distance pour mieux comprendre par exemple) ou bien un sens de "réparation" (quand la distance permet de remédier à un handicap, une blessure…)


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